Quelque 400 petits campings ont fermé leurs portes au cours des 20 dernières années. Un chiffre important qui témoigne d’une contre-tendance pour ce secteur phare de l’économie touristique française. La FNHPA, Fédération Nationale de l’Hôtellerie de Plein Air, sous l’impulsion de son président Nicolas Dayot, a lancé un plan de sauvegarde de ces petites structures de camping, en collaboration avec la Banque des Territoires.
Il s’agit d’un programme de soutien auquel les petits camps peuvent postuler et bénéficier d’uneaide financière pouvant aller jusqu’à 15 000 euros, avec l’appui de conseils d’experts sélectionnés par le FNHPA.
La Banque des Territoires a consacré 1 million d’euros sur deux ans à ce plan appelé « Opération sauvegarde des petits campings », destiné à protéger les installations de moins de 70 emplacements (il y en a 3 300 en France), qui doivent faire l’objet d’un traitement particulier.
Comme le souligne Nicolas Dayot :Le modèle économique des petits campings n’est pas nécessairement comparable à celui des grandes structures. En 20 ans, 400 campings de moins de 60 emplacements ont fermé. D’où la nécessité, selon la FNHPA, de lancer un grand plan de sauvegarde, sans lequel la France pourrait perdre son titre de championne d’Europe en nombre de campings et d’emplacements . »
Le plan, décrit dans l’étude sur l’avenir des petits campings réalisée par David Paquet (Cabinet Alliances) et Eric Legros (FNHPA), présente un certain nombre de leviers d’action pour assurer la pérennité des petites structures.
Sur la base d’une analyse d’une cinquantaine de petits campings, ils ont constaté que l’un des facteurs clés de succès est de se concentrer sur un élément particulier pour se distinguer des autres propositions, et donc de se concentrer sur la mise en valeur de leurs caractéristiques. En termes de pourcentage, il est également nécessaire de pouvoir louer au moins 40 % du nombre total d’emplacements.
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