Le secteur du tourisme de plein air en France s’apprête à clôturer la saison estivale 2023 avec des prévisions optimistes. Selon Nicolas Dayot, président de la Fédération nationale de l’hôtellerie de plein air (FNHPA), les présences devraient être légèrement supérieures à celles de 2022, malgré quelques défis liés à la météo et aux disparités régionales.
La tendance touristique varie fortement d’une région à l’autre. En juillet et août, les mauvaises conditions météorologiques ont eu un impact négatif sur les réservations dans la moitié nord du pays, principalement en raison de la tempête Patricia. En revanche, dans le sud, le retard s’est réduit, la Nouvelle Aquitaine affichant des performances supérieures à celles de l’année précédente. Les régions affichant la croissance la plus significative sont la Vendée, la Nouvelle-Aquitaine et la Normandie, tandis que les régions PACA, Auvergne-Rhône-Alpes et la partie pyrénéenne de l’Occitanie affichent des performances inférieures à celles de 2022.
Une tendance intéressante est l’évolution de la typologie des visiteurs. La fréquentation des Français est en baisse d’environ 2 % par rapport à l’année précédente, un phénomène que Nicolas Dayot attribue aux tensions sur le pouvoir d’achat et à l’augmentation des départs en vacances des familles à faibles et moyens revenus.
Selon un sondage réalisé par OpinionWay pour Atout France, seuls 16 % des Français prévoyant des vacances d’été ont choisi le camping, ce qui en fait le troisième mode d’hébergement le plus populaire, après la location saisonnière et l’hébergement chez des amis ou de la famille. Ce résultat n’est dépassé que par les locations saisonnières (24 %) et les hébergements chez des amis ou de la famille (24 %), tandis que les hôtels représentent 14 %.
Un élément clé qui influence positivement le secteur est le retour des étrangers, en particulier des Néerlandais, des Allemands, des Belges et des Britanniques, qui préfèrent traditionnellement le camping comme mode d’hébergement. Cette augmentation des présences étrangères devrait permettre au secteur français de l’hôtellerie de plein air de dépasser le nombre de nuitées de 2022, selon la FNHPA.
Les emplacements nus prospèrent au détriment des mobil-homes et autres chalets. Ce succès s’explique par le retour des étrangers, qui préfèrent traditionnellement ce type d’hébergement, et par le souci d’économie des Français.
Cependant, il est important de noter que les campings ont augmenté leurs prix en 2023 de 5 % et 6 % par rapport à l’année précédente. Une hausse excessive des prix peut entraîner une baisse des entrées, comme le souligne Nicolas Dayot. Les dépenses des clients restent un point critique, ce qui se traduira par un chiffre d’affaires inférieur à celui de 2022. Dans un contexte d’inflation généralisée, les vacanciers semblent plus prudents dans leurs dépenses sur les destinations, y compris les restaurants et les activités.v
Malgré les défis et les disparités régionales, le tourisme de plein air en France semble pouvoir surmonter les difficultés grâce au retour des étrangers et à l’adaptation des installations aux besoins des visiteurs. Reste à savoir comment se déroulera cette saison estivale et comment le secteur s’adaptera à l’évolution des conditions économiques et climatiques.
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